REVUE SCIENTIFIQUE DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE PAUL RICARD

Institut océanographique Paul Ricard

CONNAÎTRE ET PROTéGER LA MER

1963… Paul Ricard s’insurge contre l’une des premières pollutions industrielles en Méditerranée. Ecologiste avant l’heure, il crée en 1966 l’Observatoire de la Mer sur l’île des Embiez (Var).
Sa mission : connaître et protéger la mer.

Depuis, l’Institut océanographique Paul Ricard réunit compétences et moyens autour de programmes de recherche d’envergure qui portent principalement sur l’écologie littorale, la microbiologie marine, l’aquaculture, la lutte antipollution et la biodiversité marine.

• UN CENTRE DE RECHERCHE, UNE ÉQUIPE PERMANENTE.
En 1973, le Pr. Nardo Vicente, de la Faculté des Sciences et Techniques de Marseille Saint-Jérôme forme une équipe scientifique sur l’île des Embiez. Près de 40 ans plus tard, il en est toujours le responsable scientifique. Yvan Martin est directeur de la Recherche. Aux Embiez, le Centre de recherche occupe environ 2000 m² à proximité du rivage.

• PREMIER CONTRAT DE RECHERCHE.
En 1977, la Fondation scientifique Ricard est associée au programme Ecotron du Centre national pour l’exploitation des océans (CNEXO) visant à optimiser la production de ressources marines. L’équipe obtient son premier contrat et gagne la reconnaissance de la communauté scientifique.

• DE LA MÉDITERRANÉE À L’ALASKA.
Dès 1981, l’environnement, en particulier la qualité des eaux littorales, prend une importance accrue dans les travaux de l’équipe de recherche.
Pour Elf Aquitaine, l’Institut participe à la mise au point d’un produit qui accélère la dégradation naturelle des « marées noires ». Huit ans plus tard, ce produit testé aux Embiez est utilisé avec succès pour nettoyer des plages de l’Alaska après l’échouage d’un pétrolier.

Avec l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse et le Centre d’études techniques de l’Équipement, les scientifiques se penchent sur le devenir des bactéries contenues dans les rejets d’eaux d’égout.

Contrats et campagnes en mer s’enchaînent de 1986 à 2002. Ces travaux successifs sur le même thème aboutissent à la modélisation du devenir de ces microbes, notamment dans l’étang de Thau (Hérault) et dans l’océan Indien (Mayotte, 2003).

• TRANSMETTRE UN SAVOIR-FAIRE AUX PROFESSIONNELS DE L’AQUACULTURE.
Une station expérimentale d’aquaculture est implantée aux Embiez en 1981. L’objectif est de contrôler le développement larvaire de poissons d’intérêt commercial comme le loup et la daurade, afin de former les professionnels.

• PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ.
En 1992, l’Institut soutient l’action du Groupe d’étude du mérou (GEM). Un moratoire d’interdiction de la chasse sous-marine de ce poisson se met en place en 1993. Depuis 2003, cette interdiction a été étendue à toutes les formes de pêche à l’hameçon. Le moratoire est reconduit jusqu’en 2013.

Dans les années 1990, des recherches concernent d’autres espèces protégées : grande nacre (Parc national de Port-Cros, Corse et Malte), gorgones. Des travaux portent sur le triton (1993), l’hippocampe et l’oursin (2007)…

• EFFET DE SERRE.

En partenariat avec Elf Aquitaine, l’Institut conçoit aux Embiez un dispositif expérimental permettant d’analyser les effets d’un doublement de la pression partielle de gaz carbonique atmosphérique sur les communautés microbiennes de l’eau de mer et leur rôle dans le pompage biologique de ce gaz.

Ce projet précurseur (1990-1995) conduira à la mise en place du Programme DOREMI (INSU, CNRS, Elf Aquitaine) réunissant en 2000 et 2001 une vingtaine de chercheurs pour des expériences d’un mois sur le site des Embiez.

• QUALITÉ DES EAUX ET IMPACT DE L’ACTIVITÉ HUMAINE.
Jusqu’en 2005, l’Institut océanographique Paul Ricard participe au projet européen I-Marq avec le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et la Communauté européenne. L’équipe scientifique travaille avec dix laboratoires étrangers sur la réalisation d’un système d’analyses en temps réel de la qualité des eaux côtières.

• PROJET NATURA 2000.
De 2006 à 2008, l’Institut effectue l’analyse et la cartographie des habitats marins d’intérêt communautaires de l’archipel des Embiez défini comme zone Natura 2000. Cette étude fournit la base aux recommandations du document d’objectif final à l’issue de concertations entre tous les acteurs (2009 – 2010).

• LES CÉTACÉS ET LE WWF.
En 2007, l’Institut océanographique Paul Ricard et WWF-France signent un partenariat scientifique sur l’étude des populations méditerranéennes de cétacés, l’impact des pollutions sur la vie marine, le tourisme durable.

• PREMIÈRE MONDIALE.
En 2008, Veolia Eau et l’Institut étudient l’impact des rejets de saumures issues d’usines de dessalement d’eau de mer.

• UNE ÉCLOSERIE EXPÉRIMENTALE POUR PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ MARINE.
En 2009, le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, inaugure l’écloserie expérimentale polyvalente créée sur l’île des Embiez (Var) avec le soutien de la Caisse d’Epargne Côte d’Azur. Cette nurserie va produire différentes espèces méditerranéennes menacées : oursin, hippocampes, patelle géante, grande nacre… qui seront éventuellement relâchés en mer. Des études génétiques seront conduites sur les populations.

Pour l’ensemble de ses travaux, l’Institut océanographique Paul Ricard a reçu un Grand Prix de l’Académie des Sciences.

FORMER DES GÉNÉRATIONS RESPONSABLES

L’information du grand public est la mission fondatrice de l’Institut océanographique Paul Ricard, aujourd’hui présidé par Patricia Ricard, petite-fille du fondateur.

• EXPLIQUER ET SENSIBILISER
Chaque année, plus de 25 000 visiteurs viennent à l’Aquarium des Embiez pour découvrir une centaine d’espèces méditerranéennes. Conférences, expositions, séjours et ateliers éducatifs, éditions, films… marquent cette volonté de faire découvrir et protéger la mer.

• DE NOMBREUX PARTENARIATS
L’Institut est associé à de grandes manifestations comme le Festival mondial de l’image sous-marine et Science Frontières, à Marseille.



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